Discours Agnès BUZYN et Discours Olivier VERAN – Lundi 17 février 2020

PASSATION Ministre – Discours Agnès BUZYN et Discours Olivier VERAN – Lundi 17 février 2020

Seul le prononcé fait foi

Agnès Buzyn

Départ du ministère des solidarités et de la santé

17 février 2020

Monsieur le ministre, cher Olivier VERAN,

Madame, messieurs les secrétaires d’Etat, Chère Christelle DUBOS, Cher Adrien Taquet, Cher Laurent PIETRASZEWSKI,

Mesdames, messieurs,

C’est avec une très grande émotion que je quitte le ministère des solidarités et de la santé, pour mener la campagne des élections municipales à Paris.

J’ai remis hier soir ma démission au Président de la République et au Premier ministre.

Quitter ce ministère, c’est bien sûr un déchirement.

Pendant plus de deux ans et demi, j’ai eu l’honneur de conduire les politiques de santé et les politiques sociales de notre pays.

Je l’ai souvent dit : ce ministère est celui de la construction du lien, celui qui redonne à chacun sa place dans la communauté de destin. C’est au sens premier le ministère du soin et donc, du sens.

J’ai en cet instant si particulier une pensée pleine de reconnaissance pour tous ceux qui au quotidien, travaillent au service des malades, pour tous ceux qui, chaque jour, s’engagent auprès des plus fragiles de nos concitoyens.

Je connais leur dévouement, je connais leur implication et je voulais leur dire juste un mot pour les dire tous : merci, du fond du cœur, merci.

Depuis le mois de mai 2017, beaucoup a été fait ; mais beaucoup reste à faire.

Si l’heure n’est pas au bilan, j’ai la conviction que les choix que nous avons faits pour notre système de santé vont porter leurs fruits, j’ai la conviction que l’Etat social moderne que nous construisons peut répondre demain de manière juste et efficace aux nouvelles fragilités.

Les défis qui se présentaient devant nous en 2017 étaient immenses et nous ne les avons pas esquivés.

Je pense à la loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, qui réforme en profondeur les études de santé et qui structure l’offre de soins dans les territoires.

Cette ambition, je l’ai renforcée avec un plan de réinvestissement complet dans l’hôpital public et vous savez comme j’y suis attachée.

Nous sommes déjà dans le déploiement et il faut poursuivre nos efforts, sans relâche, parce que l’hôpital est au cœur de notre pacte républicain, l’hôpital c’est notre patrimoine commun.

Je pense au service sanitaire qui va ancrer la prévention au cœur même des pratiques de l’ensemble des professionnels de santé.

Je pense encore au health data hub, l’une des approches les plus prometteuses et les plus concrètes d’une prise en charge personnalisée de chacun de nos concitoyens, grâce à l’intelligence artificielle.

Au chapitre de l’accès aux soins, je suis très fière d’avoir porté la réforme du 100% santé, qui donne à tous les Français un accès à des soins de qualité, pris en charge à 100%, dans le domaine de l’optique, de l’audiologie et du dentaire.

Je pense aussi à la Stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, démarche inédite de contractualisation avec les départements, pour combattre les inégalités : sur tous les territoires, l’Etat s’est engagé avec les départements, pour identifier les difficultés et trouver ensemble des solutions.

Nous avons fait le pari de l’investissement social pour avoir moins à réparer et je sais que ce pari est un pari gagnant.

Petite enfance, grand âge, solidarités du quotidien, ce sont autant de compétences pour lesquelles les collectivités territoriales sont en première ligne, à la manœuvre.

C’est au cœur des responsabilités de la ville de Paris. C’était mon combat ici, ce sera ma responsabilité demain.

Je pense aussi au projet de loi bioéthique, pour lequel je me suis tant engagé et pour lequel j’ai vu combien le débat parlementaire pouvait être riche, fort et respectueux.

Cette année, mon successeur le sait, un grand projet de loi sur le grand âge et l’autonomie sera présenté.

Nous avons rendez-vous avec notre avenir et nous devons collectivement être à la hauteur d’un mur démographique. Je ne m’éloigne pas de ce combat, bien au contraire.

En 2050, 20% de la population parisienne aura plus de 65 ans.

Il faut donc que nous arrivions à permettre aux personnes âgées de vivre dans une ville qu’ils aiment, jusqu’au bout.

Cela passera notamment par une lutte sans merci contre l’isolement et contre la solitude.

Les défis ne manquent pas et le plus immédiat d’entre eux, c’est évidement la gestion du coronavirus.

Je tiens à rassurer les Français et à leur dire que le dispositif opérationnel de gestion du coronavirus est solide : je me suis assurée que tout était en place.

Les mesures que nous avons prises ces dernières semaines sont efficaces.

La mobilisation de l’ensemble du système de santé a été exceptionnelle.

Je remercie tous les professionnels de santé de première ligne, médecins libéraux, SAMU, qui ont été en capacité d’assurer une détection précoce des cas suspects.

La montée en puissance du dispositif hospitalier a également été remarquable.

Je le sais, notre système est résilient et capable d’absorber le risque auquel nous faisons face.

Comme j’ai eu l’occasion de lui dire, Olivier VERAN pourra s’appuyer sur la force et la réactivité du directeur général de la santé, de ses services et des autres services mobilisés.

C’est donc vous, Olivier VERAN, qui prenez aujourd’hui la tête de ce très beau ministère. Vous êtes prêt, je le sais et votre nomination n’est en rien une surprise. Médecins l’un comme l’autre, nous sommes confrères et nous partageons tous les deux la même rigueur, la même exigence et les mêmes convictions très fortes au service de la santé des Français.

Nous nous connaissons bien, vous avez toute ma confiance, je sais qu’avec vous le ministère est entre de bonnes mains et que les transformations que nous avons engagées vont poursuivre leur chemin avec une ambition intacte.

Les valeurs que j’ai portées comme ministre ne me quittent pas à l’heure où je deviens candidate.

C’est la justice sociale, c’est l’attention portée aux plus fragiles et c’est tout ce qui permet de reconstruire un lien qui parfois semble rompu.

Certes il y a les contingences de la vie politique et les imprévus parfois indignes d’une campagne.

Mais c’est aujourd’hui un nouveau départ et tout commence maintenant.

CHURCHILL disait : « Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal, c’est le courage de continuer qui compte ».

Ce courage, je l’ai : les parisiennes et les parisiens pourront compter sur mon engagement total.

Paris a besoin d’apaisement, Paris a besoin de bienveillance, Paris a besoin d’une ambition nouvelle.

A tous ceux qui travaillent dans ce très beau ministère, je veux vous dire merci.

A chaque instant et dans les moments parfois difficiles, j’ai pu compter sur votre très haut niveau de compétence et sur votre sens de l’Etat.

Nous avons partagé beaucoup de choses, beaucoup de combats, parfois des doutes, mais nous avons toujours avancé ensemble pour défendre l’intérêt général.

J’emporte avec moi votre énergie infatigable, qui innove, qui crée, qui invente, pour que notre système de santé soit à la hauteur de ses promesses et pour que nos solidarités soient toujours plus proches des besoins des Français.

Je pense à ces utopies concrètes, qui nous font faire un pas de côté, pour créer et inventer une société et un monde meilleurs. J’en suis intimement convaincue. Nous avons besoin d’un récit.

Pourquoi cette exigence ?

Parce que sans récit, nous nous condamnons à des analyses comptables sans envergure, à des projets sans enthousiasme, dans une réalité sans idéal.

Nous devons construire un horizon, répondre aux espoirs et nourrir des espérances.

Il y a certes ce que nous bâtissons quotidiennement ; mais ces réalisations doivent s’inscrire dans un projet de société qui leur donne un sens et un souffle.

A cette heure, je pense à vous tous et à mon équipe rapprochée, aux secrétaires d’Etat avec qui j’ai construit une relation de confiance rarement égalée dans les appareils gouvernementaux, au CODIR et à mon cabinet.

J’ai certainement vécu l’une des plus belles aventures humaines.

Ma gratitude est immense. Mon émotion traduit cette gratitude et l’admiration que j’ai pour vous tous. Elle traduit aussi mon espérance pour l’avenir de Paris qui me tient tant à cœur.

Je ne vous oublierai jamais. Je vous remercie.

* * * * * * * * *

Olivier Véran

Arrivée au ministère des solidarités et de la santé

17 février 2020

Madame la ministre, chère Agnès Buzyn,

Madame, messieurs les secrétaires d’Etat, chère Christelle, cher Adrien, et cher Laurent,

Mesdames, messieurs,

C’est un grand honneur de succéder à Agnès Buzyn.

Vous avez parlé de courage madame la ministre, et vous prouvez une fois de plus que vous n’en manquez pas.

Je ressens en entrant dans ce ministère beaucoup de fierté, et j’ai pleinement conscience de l’immense responsabilité qu’implique ma fonction. Parce que je connais bien, d’abord comme médecin hospitalier, et aussi comme parlementaire rapporteur aux affaires sociales, l’ampleur des enjeux qui m’attendent ici au ministère.

Il y a dans l’immédiat, et nous en avons parlé ensemble il y a quelques instants, la gestion de l’épidémie due au coronavirus : qui nous mobilise pleinement et je salue l’engagement des équipes du ministère et de l’ensemble des professionnels de santé qui sont à pied d’œuvre. Nous les avons vus ensemble la semaine dernière, à Grenoble, dans mon CHU, et je sais pouvoir compter sur leur compétence et leur dévouement, pour protéger la population.

En toute transparence, je partagerai avec les français, toutes les informations dont je dispose, épidémiologiques, sanitaires, et stratégique. Je continuerai de faire des comptes rendus réguliers sur la situation.

Il y a aussi, bien entendu, la mise en œuvre des réformes que vous avez portées, que j’ai soutenues au Parlement et qui étaient indispensables pour préserver notre protection sociale à laquelle nos concitoyens sont très attachés.

Dès à présent, je me mets à la tâche, au service de la même ambition.

Vous avez posé les fondements de l’Etat providence du XXIème siècle et cet Etat social moderne a eu besoin de votre vision et de votre courage pour que s’écrivent ses premières lignes.

Nul ne peut prédire l’histoire, mais elle retiendra j’en suis sûr que c’est vous, Agnès Buzyn, qui avez amorcé ce changement sans précédent, alors que notre pays traversait une crise sociale inédite.

Pour ne citer que quelques exemples, l’histoire retiendra que :
- C’est vous Agnès Buzyn, avec Christelle Dubos, qui avez mis en œuvre une stratégie aussi ambitieuse qu’innovante pour combattre la pauvreté et mettre fin aux inégalités de destin dans notre pays.

- C’est vous qui avez initié la révolution culturelle de la prévention dans notre pays.
- C’est vous qui avez permis à chaque français d’accéder gratuitement à des soins optiques, audiologiques ou dentaires.
- C’est vous qui avez incarné avec votre bienveillance et votre détermination la révision des lois de bioéthique, qui porte des changements importants et attendus par notre société.

- Enfin c’est vous qui avez fixé la feuille de route de transformation de notre système de santé, en partenariat avec tous les acteurs.

Alors voilà, à l’heure où vous quittez ce ministère, je voulais citer ces très belles réalisations puisqu’elles n’auraient pas vu le jour sans une grande ministre, sans une grande femme d’Etat.

Vous succéder n’est pas chose facile, mais les Françaises et les Français pourront compter sur ma détermination sans faille et sur les valeurs que vous et moi avons en partage.

Comme vous, madame la ministre, je ne crois pas en une société dont la force serait d’obtenir des citoyens des loyautés extorquées, des engagements résignés. Comme vous, je ne crois pas en une société du chacun pour soi. Comme vous, je ne crois pas que liberté, égalité, fraternité soient de simples mots. Je crois que c’est une ambition à faire vivre au quotidien, dans ce ministère plus que n’importe où ailleurs.

Pour créer de l’adhésion, il faut susciter de l’enthousiasme.

Pour cela il faut lutter contre le doute, la défiance voire le repli sur soi, avec un grand projet de société plus humaine parce que plus solidaire.

Comme citoyen, comme père de 2 enfants, comme médecin, je me suis toujours demandé comment la France, ce pays des lumières, pouvait aussi demeurer celui des inégalités. Inégalités sociales, inégalités de santé, inégalités de traitement. Songez seulement qu’il faut 6 générations pour sortir de la pauvreté. Impossible. Inacceptable.

Le plan pour les 1000 premiers jours, le grand plan de lutte contre la pauvreté, sont des outils précieux au service d’une politique de justice à laquelle je ne renoncerai jamais. Jamais. C’est là le cœur de mon engagement premier en politique.

J’aurais tant à vous dire sur la réforme des retraites. Sur mes attentes à l’heure où le débat parlementaire doit venir concrétiser, conforter, préciser là où c’est nécessaire, cette réforme si engageante pour notre modèle social, pour notre pays. En la matière, on ne rassure pas avec des mots, mais avec des actes. Mais c’est justement au parlement que les mots deviennent des actes. Par-delà les velléités d’obstruction qui s’annoncent (je fais désormais attention aux mots que j’utilise), je voudrais dire aux parlementaires de la majorité que je serai à leur écoute, avec Laurent, dans cette phase que j’ai eu l’honneur de débuter à leurs côtés comme parlementaire, et je que poursuivrai dans l’hémicycle dès cet après-midi. Je serai juste un petit mètre… plus à gauche. Aux parlementaires des oppositions, je voudrais dire que je comprends et respecte leur engagement au service d’une cause en laquelle ils croient. Je les sais sincères dans leur combat, même s’il m’est arrivé d’en regretter la forme. Le parlement n’est pas le lieu où l’on couvre les voix, c’est celui où on en donne.

Vous avez rappelé le très haut niveau de compétence des agents de ce ministère et de tout le système de santé. Je veux leur dire ma confiance et l’honneur que je ressens de pouvoir compter sur eux.

Je tiens leur dire ces mots : j’ai été des vôtres, je connais vos difficultés, la perte de sens que vous ressentez parfois dans l’exercice de votre métier, votre colère face au manque de moyens et de temps. J’ai connu tout cela, je l’ai entendu ces derniers mois. Je suis des vôtres et c’est ma plus grande fierté. Ma nouvelle mission n’aura pas d’autre sens que de vous servir, et de répondre à ces difficultés que je ne connais que trop. De prendre soin de vous comme vous prenez soin des autres. Car quel que soit le secteur ou le lieu d’exercice, nous sommes tous aux chevets de nos malades.

Je veux considérer les métiers du soin pour ce qu’ils sont : un engagement total, dévoué, quotidien, nuit et jour, à ceux qui subissent la fragilité de leur état, par la maladie, le handicap ou la perte d’autonomie. Aide-soignant de nuit, médecin, j’en pense chaque mot. Et je veux prendre soin de tous ceux qui prennent soin des autres.

Ces missions, ce don de soi, on le retrouve tout autant en secteur libéral. Seule la façon de s’organiser dans le soin change, le cœur de l’engagement est le même, et je ne voudrais pas laisser à penser qu’il y aurait des vocations à 2 vitesses. Nous sommes tous au chevet de nos malades. Je recevrai très prochainement les ordres et les syndicats professionnels de ville pour les associer au changement en cours, celui de la médecine de parcours.

Vous parlez de mon engagement pour la santé publique en quelques minutes est une mission impossible, sauf à accepter d’être trop, parcellaire. Je vous parlerais donc surtout de santé environnementale. Nous devons identifier et organiser des structures territoriales, au plus près des habitants, chargées de former, informer prévenir, enquêter et intervenir en santé mentale. Les récentes catastrophes nous l’ont montré.

La santé, ce sont aussi ces milliers d’emplois qu’il nous faut créer et restaurer. Il n’y a pas de fatalité à ce que nous dépendions de quelques Etats à l’est du globe pour produire et distribuer des médicaments. Recréer des filières productives en France et en Europe, c’est possible, c’est même devenu urgent face aux ruptures qui s’accélèrent. La France doit aussi tenir sa place dans l’industrie de demain, irriguée par le numérique, l’intelligence artificielle.

L’Europe, cet impensé politique, est pourtant un échelon auquel je crois pour coordonner des grandes politiques de santé, face aux risques pandémiques, aux enjeux industriels, aux inégalités de santé. Songez qu’on peut partager une même monnaie mais constater un écart d’espérance de vie supérieur à 10 ans d’un pays à un autre.

Hôpital : redonner du sens aux plus belles missions qui puissent être, par une remédicalisation des décisions par un retour aux fondamentaux de l’exercice des missions hospitalières, par un allègement des contraintes qui n’apportent rien aux malades mais prennent trop d’énergie aux soignants.

Associer ceux qui font l’hôpital aux décisions qui les concernent, à commencer par la répartition des efforts sans précédent de la nation, à travers la reprise de dette de 10 milliards.

Deux autres priorités pour l’hôpital, la transparence et la réforme du financement déjà bien amorcées mais qui doivent désormais accélérer.

Réformer l’hôpital, et y associer ceux qui le font au quotidien.

Je lancerai dans les prochains jours, en complément de la mission Claris une grande enquête nationale pour consulter tous les hospitaliers, directeurs, médecins, infirmiers, aides-soignants, brancardiers, je ne peux tous les citer, pour tenter de saisir en détail le sens de leur engagement auprès du public et les raisons du mal être.

Je viendrai très vite à votre rencontre et espère pouvoir renforcer ce lien précieux que vous, chère Agnès, avez su nouer en deux ans et demi. Car au-delà de ce que vous avez accompli, chacun retiendra vos inoubliables qualités humaines. Je me souviens m’être dit, après notre visite du CHU de Grenoble, que mon seul regret était que chaque professionnel de santé ne puisse échanger 5 minutes avec vous, et voir à quel point vous êtes attentive et réactive à leur situation. Désormais, ce sont les parisiens qui auront la chance de le découvrir.

Je vous souhaite tout le meilleur, madame la ministre et pour tout ce que vous avez fait dans ce beau ministère, pour tout ce que vous avez fait pour les Français, un très grand, un immense merci.

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